Construire Occitanie est un blog dédié à l’actualité de la construction et de l’immobilier neuf en région toulousaine (et plus généralement à l’Occitanie). Ce site est tenu par une petite équipe d’anciens professionnels du secteur qui souhaitaient partager en toute liberté leur point de vue sur l’évolution d’un secteur en pleine évolution. L’idée est de porter un regard critique mais aussi positif sur les dernières initiatives en cours au sein de notre belle région. Les articles arriveront prochainement, au fil des disponibilités des contributeurs. Bonne lecture !
Ô Toulouse ! Une ville au marché immobilier dynamique

Toulouse est surnommée « la ville rose » pour la couleur des briques des monuments de son centre. Son histoire remonte jusqu’à l’antique TOLOSA, et la cité ainsi que les vestiges du temps se retrouvent dans sa cathédrale romane, son capitole datant de la Renaissance ou encore ses allées haussmanniennes. Selon l’INSEE (2022), la ville compte 511 684 habitants (1 360 829 habitants si on englobe la zone urbaine qui l’entoure), la population progresse de 1,2 % par an depuis 2013. Son bassin économique, dont Airbus est la figure de proue, ses universités d’excellence et son cadre de vie exceptionnel en font l’une des villes les plus attractives de France. Toulouse est la capitale européenne de l’industrie aéronautique et spatiale, mais elle est aussi l’un des hauts lieux du sport avec son célèbre club de rugby le Stade Toulousain, et est réputée pour sa gastronomie dans le monde entier.
Tout savoir en un clin d’œil : notre analyse du secteur toulousain de la construction et de l’immobilier au T1 2026
[Mis à jour par Ana Martin le 23/05/2026]
Au cours du premier trimestre 2026, le marché de l’immobilier neuf dans l’aire urbaine de Toulouse reste fragile, malgré un léger redressement des ventes par rapport au début de l’année 2025. Les données publiées par l’Observer de l’immobilier toulousain et la Fédération des promoteurs immobiliers (2026) confirment une situation structurellement fragile, marquée par la fin du dispositif Pinel, la baisse des volumes de commercialisation et la diminution de la demande investisseur.
- Un léger rebond des réservations nettes : au 1ᵉʳ trimestre 2026, l’aire urbaine de Toulouse comptabilise 612 réservations nettes, soit une hausse de 6 % par rapport au 1ᵉʳ trimestre 2025. Cette progression reste toutefois limitée et ne permet pas de parler d’une reprise franche du marché.
- Une alimentation du marché encore insuffisante : les mises en vente atteignent 708 lancements commerciaux au 1ᵉʳ trimestre 2026, en hausse de 10 % sur un an. Ce niveau reste néanmoins faible au regard des besoins du territoire et ne permet pas de reconstituer durablement une offre abondante.
- Un retour partiel des investisseurs : les ventes à investisseurs atteignent 193 unités au 1ᵉʳ trimestre 2026, en hausse de 30 % sur un an. Leur part dans les ventes au détail remonte à 32 %, contre 26 % au 1ᵉʳ trimestre 2025. Ce mouvement traduit un léger regain d’intérêt, sans retrouver les équilibres antérieurs du marché.
- Des ventes à occupants toujours majoritaires : les ventes à propriétaires occupants s’établissent à 419 unités, en baisse de 2 % sur un an. Elles représentent encore la majorité du marché, mais leur dynamique reste freinée par les conditions de financement et par le niveau des prix.
- Une forte progression des dispositifs aidés : les ventes aidées représentent désormais une part structurante du marché toulousain. D’après l’ObserveR, elles atteignent 59 % de l’ensemble des ventes et 65 % des ventes à propriétaires occupants au 1ᵉʳ trimestre 2026. Le BRS poursuit également sa progression, avec 94 ventes au premier trimestre, contre 49 un an plus tôt.
- Une offre commerciale toujours sous tension : à la fin du 1ᵉʳ trimestre 2026, l’offre disponible dans l’aire urbaine de Toulouse s’élève à 2 595 logements, en baisse de 2 % sur un an. Cette offre représente 14,3 mois de commercialisation, contre 10,5 mois à la fin du 1ᵉʳ trimestre 2025.
- Des prix globalement stables : le prix moyen des logements collectifs neufs dans l’aire urbaine de Toulouse s’établit à 4 438 €/m² hors parking au 1ᵉʳ trimestre 2026.
Ces chiffres montrent que le marché immobilier neuf toulousain ne s’est pas encore stabilisé. Le début d’année 2026 laisse apparaître quelques signaux positifs, notamment la hausse des ventes à investisseurs et la progression des dispositifs aidés. Toutefois, la faiblesse des volumes, la raréfaction de l’offre et la fragilité de la demande empêchent encore d’évoquer une véritable reprise. Le marché entre plutôt dans une phase de recomposition, où l’accession aidée, le BRS, la TVA réduite et le LLI particuliers jouent un rôle croissant.
Quelles sont les tendances du BTP en Occitanie ?

Selon les derniers chiffres publiés par la CERC Occitanie en avril 2026, la région a enregistré 38 400 autorisations de logements à fin février 2026, marquant un bond annuel de 18,2 %. Les mises en chantier progressent également, avec 29 600 logements commencés, en hausse de 7,9 %. Cette amélioration montre que la production résidentielle retrouve un certain dynamisme administratif et opérationnel, même si elle reste fragile au regard de la crise traversée par le logement neuf depuis 2023. En effet, à l’échelle du pays, les autorisations et les mises en chantier affichent des hausses plus vigoureuses, respectivement de +19,3 % et +9,9 %.
Les mises en vente de logements reculent nettement : 5 274 logements ont été commercialisés à la fin du 4ᵉ trimestre 2025, soit une diminution de 11,9 % sur un an. De même, les réservations en bloc baissent de 37,3 %, pour un total de 5 006 logements réservés. Le secteur des locaux non résidentiels reste également en retrait. Les surfaces de locaux autorisés atteignent 3 967 milliers de m² à fin février 2026, soit une baisse de 4,9 % sur un an. Les surfaces de locaux mis en chantier s’élèvent à 1 904 milliers de m², en recul de 4,1 %.
Dans ce contexte, le secteur du BTP en Occitanie reste dans une phase d’ajustement. La hausse régionale des autorisations et des mises en chantier de logements constitue un signal encourageant, mais elle ne suffit pas encore à effacer la faiblesse de la commercialisation, et le recul des locaux professionnels. La reprise ne pourra être confirmée que si l’amélioration administrative se traduit durablement par des chantiers, des ventes et une activité plus soutenue pour l’ensemble de la filière.
Quelles sont les perspectives d’avenir du marché immobilier neuf pour la fin de l’année 2026 ?
En 2026, le marché immobilier neuf toulousain demeure en grande difficulté, même si les premiers chiffres de l’année laissent apparaître un léger frémissement. D’après le bilan du 1ᵉʳ trimestre 2026 publié par l’ObserveR de l’immobilier toulousain, les ventes progressent légèrement par rapport au début 2025, mais restent à des niveaux historiquement bas. Le marché entre ainsi davantage dans une phase de stabilisation fragile que dans une véritable reprise.
Au 1ᵉʳ trimestre 2026, 683 logements ont été mis en vente dans l’aire urbaine toulousaine, soit +8 % par rapport au 1ᵉʳ trimestre 2025. Ce rebond reste fragile, car l’offre commerciale demeure limitée à 2 567 logements, en baisse de 31 % par rapport au 1ᵉʳ trimestre 2024. Mickaël Merz, président de l’Observatoire de l’immobilier toulousain et directeur de Sporting Promotion, précise : « Les mises en vente comme les ventes au détail de logements neufs repartent enfin à la hausse dans l’ensemble de l’aire urbaine toulousaine, et ce n’est que le début ».
Sur le plan des prix, la correction reste limitée. Dans l’aire urbaine toulousaine, le prix moyen du collectif libre atteint 4 441 €/m² hors parking au 1ᵉʳ trimestre 2026. À Toulouse intra-muros, il s’établit à 4 852 €/m² hors parking, un niveau en hausse sur un an malgré la faiblesse des volumes.
Malgré un contexte encore fragile, l’entrée en vigueur du dispositif Jeanbrun le 21 février 2026 (avec une fin annoncée au 31 décembre 2028) pourrait radicalement changer la donne et donner le coup d’envoi d’une relance durable de la construction. Ce nouveau cadre fiscal, attendu de longue date par les acteurs de l’immobilier, vise à redonner de l’air aux bâtisseurs et de la visibilité aux acquéreurs.
Pour Pascal Boulanger, président de la FPI, cette étape n’est que le début d’un chantier collectif d’envergure :
« Retroussons nos manches. Nous avons obtenu le dispositif Jeanbrun; à nous, désormais, d’en faire un dispositif connu, compris et plébiscité par les investisseurs particuliers. Ensemble, sans hésitation, avec toute l’énergie nécessaire, faisons en sorte que les objectifs du “Plan Relance Logement” deviennent une réalité. »
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